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Communiqué : l’oms publie une nouvelle charge contre la vape

Trop beau pour durer ?

Après la récente prise de position de l’Académie Nationale de Médecine en faveur de la vape, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) contre-attaque et lance une nouvelle salve médiatique destinée à déstabiliser la filière du vapotage.

Dans un rapport constitué de 9 questions/réponses sur le sujet et publié le 20 janvier dernier sur son site, l’OMS met en garde contre les « risques » liés à l’utilisation du vaporisateur personnel. Parmi les nombreuses aberrations du document, on peut trouver notamment la présence d’antigel dans les e-liquides (ethylène glycol), le caractère corrosif et inflammable des produits ou encore le risque d’effet passerelle des plus jeunes vers la cigarette à combustion. Rédigées directement par le service communication de l’organisation, ces affirmations n’ont pas de base scientifique. De même, aucune étude n’est mentionnée pour venir étayer ces données.

Vers une nouvelle campagne de #vapebashing ?

Bien sûr, l’AFP (Agence France Presse) s’est empressée de partager cette information, et déjà, de nombreux médias titrent sur le fait que la nocivité de la cigarette électronique ne fait « plus aucun doute ».

Cette nouvelle tentative de vapebashing a déjà suscité de nombreuses réactions indignées de la part de chercheurs et professionnels de santé internationaux. Ils dénoncent les erreurs éhontées de ce rapport et la position plus que discutable de l’OMS. Parmi les réactions notables, on peut citer celle du professeur Bertrand Dautzenberg (Tabacologue et Président de Paris sans tabac) qui, dans une série de tweets, rappelle à l’OMS, les bases des connaissances sur la vape :

 

Citons encore la prise de position de Peter Hajek, chef de l’Unité de recherche sur la dépendance au tabac à l’Université Queen Mary de Londres, qui y a vu un « militantisme contre le vapotage » et de nombreuses erreurs. Il affirme également que les auteurs du rapport « devraient assumer la responsabilité du recours à une désinformation flagrante pour empêcher les fumeurs de passer à une option bien moins risquée« , à savoir les cigarettes électroniques.

L’indépendance de l’OMS

Il est à noter que l’OMS est une organisation financée à près de 80% par des dons privés dont notamment des fondations de puissants laboratoires pharmaceutiques … proposant, pour la plupart, des substituts nicotiniques. De même, si elle est censée présenter une vision internationale et objective des faits, l’OMS a une large tendance à se focaliser sur le marché américain où il n’existe pas de réglementation stricte sur la composition des produits du vapotage.

Il sera donc probablement difficile, dans les prochains jours, de passer à côté de cette nouvelle campagne de désinformation contre la vape mais il est important de prendre en considération le contexte de la publication de ce rapport.

C’est incontestable, la vape dérange et perturbe des équilibres économiques présents de longues dates. Mais il est surtout nécessaire de rappeler que c’est un indiscutable outil de réduction des risques dont l’objectif est de proposer une alternative plus saine à des millions de fumeurs en danger.

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