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Vapoter pendant sa grossesse

Dans un rapport¹ de Santé Publique France, paru en 2018 (reprenant des chiffres de 2016), 30% des femmes enceintes se déclaraient fumeuses avant leur grossesse et près de la moitié d’entre-elles annonçait avoir réussi à arrêter pendant. Inversement, l’autre moitié n’ayant pas réussi à arrêter complètement la cigarette durant la grossesse.

Les dangers de fumer lorsqu’on est enceinte

Suivant les types de tabac, les modes de consommations et les additifs présents dans les cigarettes, le risque peut être variable. Fausse-couche, grossesse extra-utérine, métrorragie, naissance prématurée, cicatrisation difficile après une césarienne… la liste des dangers auxquels sont exposées les femmes enceintes, et fumeuses, est longue et préoccupante. Il faut, également, avoir à l’esprit que ces risques sont proportionnels : plus la consommation de cigarettes est fréquente, plus le risque deviendra important. La possibilité de fausse-couche étant aussi augmenté par le biais du tabagisme passif.

Le vapotage, une solution ?

Depuis plusieurs années, de nombreux spécialistes, scientifiques et professionnels du corps médical se sont penchés sur le sujet. Est-il dangereux de vapoter avant et/ou pendant une grossesse ?

Le Dr. Philippe Presles, psychothérapeute et tabacologue, affirme « qu’il vaut mieux, pour une femme enceinte, arrêter de fumer en vapotant, dès lors qu’elle aurait déjà essayé sans succès d’autres méthodes de sevrage. Chaque journée sans monoxyde de carbone, sans goudrons et sans particules toxiques sera moins nocive pour le bébé ».

De plus, une nouvelle rassurante venant d’une récente étude² publiée dans l’American Journal of Obstetrics & Gynecology démontre que l’utilisation, par une femme enceinte, d’un vaporisateur personnel n’est pas associée à une naissance prématurée, ou à un poids plus faible du bébé à la naissance. Les résultats obtenus étant similaires à ceux de femmes non-fumeuses.

Mais qu’en est-il de la nicotine ?

Comme a pu l’identifier la Royal Society of Public Health au Royaume-Uni, la nicotine, si elle n’est pas fumée, possède un profil toxicologique similaire à celui de la caféine. Cela laisse suggérer que, comme pour les autres substituts nicotiniques, utilisés et recommandés pour les femmes enceintes fumeuses depuis les années 80, la nicotine en inhalation permettrait de réduire considérablement le risque. Les substituts nicotiniques sont déjà utilisés par le corps médical dans l’aide à l’arrêt du tabac. En France, les substituts sont autorisés et recommandés aux fumeuses enceintes depuis 97.

En conclusion

Grâce à l’ensemble des données que nous pouvons regrouper aujourd’hui, vapoter durant la grossesse apparait comme une voie permettant d’éviter les dangers prouvés et considérables pour les mamans et leurs enfants que représentent les cigarettes à combustion. L’arrêt tabagique est donc primordial et des substituts nicotiniques comme la vapoteuse peuvent s’avérer être une aide efficace.

Aller plus loin :
Sovape : Vape et grossesse
La vape et les études scientifiques

¹ Rapport Santé Publique France
² Etude AJOG

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